Editorial de l’ambassadeur

JPEGChers amis,

Je profite de notre Fête nationale et de ce qu’elle représente pour nous tous, pour prendre à nouveau contact avec vous.
Le 14 juillet est un symbole fort pour notre pays, une date synonyme d’aspirations pour un monde meilleur, d’unité et de liberté. Ces valeurs, inscrites dans notre histoire résonnent toujours aujourd’hui pour la France, la Nouvelle-Zélande et le monde.

Cette lettre me permet également de revenir sur qui a été fait et de nous projeter vers l’avenir, celui de nos nouvelles mémoires.

Cette année, l’ambassade a célébré la fête nationale française avec quelques jours d’avance pour un motif très spécial. Le 14 juillet, j’accompagnerai le Premier Ministre néo-zélandais, M. John Key en France. Il est l’invité du Président de la République, M. François Hollande pour le défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées. Ils assisteront au défilé militaire qui, cette année, met à l’honneur les troupes de l’ANZAC (Corps d’armée australien et néo-zélandais).

Ce sont 85 soldats néo-zélandais qui, aux côtés de troupes australiennes, sont invités à se joindre aux armées françaises, afin de commémorer le centenaire de leur engagement dans la Bataille de la Somme et le sacrifice des combattants de la Grande Guerre.

Vous le savez, c’est un pan important de notre histoire partagée sur lequel nous continuons de bâtir notre relation. Cette amitié sera d’ailleurs matérialisée sous la forme d’un mémorial français qui sera installé au sein du Pukeahu National War Memorial Park à Wellington.

Un concours d’architecture a été lancé afin de sélectionner l’équipe qui sera chargée par la France de la conception et de la réalisation du mémorial dont l’inauguration aura lieu en 2018. Un total de 43 projets a été soumis– un retour formidable sur ce qui sera un héritage fort de notre relation.
Le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, M. Todeschini viendra en décembre à Wellington poser la première pierre du mémorial au côté du lauréat du concours.

Les 1er et 2 mai derniers, j’ai aussi eu le privilège d’accueillir en Nouvelle-Zélande le Premier Ministre français, M. Manuel Valls, 25 ans quasiment jour pour jour après la dernière visite d’un Premier Ministre français en Nouvelle-Zélande, Michel Rocard, qui vient tristement de nous quitter.

Cette visite a permis tout d’abord d’honorer notre Histoire partagée.

Elle a permis également de mettre en valeur notre partenariat et notre proximité dans le Pacifique et de valoriser la contribution de nos territoires à la stabilité économique et politique de la région.
La visite consécutive, en juin, du Président du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, M. Philippe Germain, a permis de donner un nouveau souffle à la relation politique et économique entre la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie.

Ce déplacement a aussi contribué à relancer et développer notre relation économique en matière de commerce et d’investissement, avec le soutien sans réserve exprimé de la France à l’ouverture d’une négociation d’un accord de libre-échange entre l’Union Européenne et la Nouvelle-Zélande.

Les échanges entre le Premier Ministre et son homologue John Key ont enfin permis d’exprimer une vision commune des grands enjeux de paix et de sécurité internationale que ce soit en en matière de lutte contre le terrorisme ou de règlement des conflits .

J’ai déjà exposé dans une lettre précédente mon objectif de créer de nouvelles mémoires pour notre relation bilatérale et repenser notre présence en Nouvelle-Zélande afin qu’elle soit plus contemporaine et créative. Qu’on appelle créativité, l’innovation ou la création de valeur, elle touche désormais de nombreux secteurs. Je partage avec vous ces quatre exemples .

J’ai visité en juin dernier l’entreprise française Virbac à Hamilton, à l’occasion des Fieldays et ai ainsi pu découvrir les résultats de leur collaboration avec AgResearch. C’est un excellent exemple de la coopération franco-néo-zélandaise, en l’espèce l’amélioration de la santé animale et par la même, contribuant à améliorer la vie quotidienne des éleveurs néo-zélandais.

Airbus, une excellente illustration de la coopération européenne entre la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne, contribue à la compétitivité d’Air New Zealand qui a fait l’acquisition cette année de 16 nouveaux ATR72-600 et attend la livraison de 20 nouveaux A320.

Moet-Hennessy via le domaine Cloudy Bay a investi dans les vignobles de Pinot noir de la région de central Otago et contribue ainsi à accroître la valeur d’exportation des vins néo-zélandais.

Je rappelle enfin le très beau succès de Transdev qui est depuis le 3 juillet, le nouvel opérateur du réseau ferroviaire régional de Wellington, et qui avec la gestion du City Rail Link à Auckland contribue à améliorer le réseau de transport public et à diminuer l’empreinte carbone néo-zélandaise.

Je suis sûre que de nouveaux partenariats innovants sont en discussion suite à la visite d’une délégation de 30 chefs d’entreprise français sous l’égide du MEDEF en avril dernier à Auckland. Le ministre du commerce néo-zélandais, Todd McClay a prévu une mission en retour en France en novembre prochain.

Je souhaiterais aussi partager avec vous les avancées de plusieurs projets collaboratifs sur lesquels travaille l’ambassade.
Tout d’abord, « Cities of tomorrow » : le thème des villes durables sera le sujet d’un programme de discussions publiques entre experts français et néo-zélandais. Je vous invite à en découvrir le contenu dans cette newsletter.

Notre second projet, « Antipodes » porte sur les pratiques d’innovation et de créativité. Un forum rassemblera, en septembre, les professionnels de la création français et néo-zélandais afin d’explorer la manière dont les arts, la technologie et l’innovation sociale peuvent être combinés au sein d’écosystèmes créatifs. Watch this space !

Enfin, nous nous devons aussi encourager nos leaders et innovateurs de demain, qu’ils soient Français ou Kiwis. Je suis ravie d’annoncer que devrait s’ouvrir 2017 une classe primaire d’enseignement bilingue français / anglais à Wellington et une seconde à Christchurch.

Permettez-moi de conclure ce message avec quelques commentaires personnels sur l’Europe :

Nos amis Britanniques ont choisi de quitter l’Union Européenne. La France respecte ce choix même si elle le regrette. L’Europe, en tant que projet commun à 27 pays, est un « espace de paix, de solidarité, tourné vers le futur. » et qui constitue un formidable aimant pour les pays et les peuples qui n’en sont pas encore membres. La France est prête à contribuer à une nouvelle étape du projet européen conjointement avec nos partenaires. Notre futur est entre nos mains et ne peut pas être abandonné aux démagogues et au destin.

Comme le disait, voici plus d’une décennie, un Président de la République Française :
« La France est notre patrie, l’Europe, notre avenir »

Je vous souhaite à toutes et tous un très joyeux 14 juillet, un moment d’amitié partagée avec nos amis Néo-Zélandais.

A bientôt, Kia Ora,

Florence Jeanblanc-Risler

Dernière modification : 13/07/2016

Haut de page