Présentation de la recherche en France [en]

Recherche et développement technologique en France

En 2000, au sommet de Lisbonne, la France a réaffirmé avec ses partenaires européens la place centrale du savoir dans le devenir des économies les plus compétitives du XXIe siècle. Pour faire face aux grands défis dans les domaines de la protection de l’environnement, de la santé, des nouvelles technologies et plus généralement de notre qualité de vie, un pays seul ne suffit pas. La France partage les objectifs et les principes du conseil européen de la recherche et est un partenaire important au sein des programmes dans le cadre de la recherche européenne – actuellement Horizon 2020 – et plus concrètement à travers l’agenda « France Europe 2020 ».

Conformément à l’engagement du Président de la République, le 4 février 2013 au Collège de France, l’agenda stratégique « France Europe 2020 » redonnera à la recherche française son rôle primordial de vecteur de création de savoir et de connaissance, et renforcera par l’innovation sa contribution déterminante au redressement de la France.

L’effort de recherche et de développement en France

La France fait partie des grandes nations en matière de R&D. Ainsi, avecdes publications scientifiques mondiales, la France se situe aue rang, suivant une évolution de son positionnement comparable à celle de ses grands homologues européens. En 2010, la France occupe la 4ème place mondiale en matière de dépôt de brevets. Elle est notamment spécialisée en « transports », « nanotechnologies, microstructures », « chimie organique fine », « moteurs, pompes, turbines », « BTP », « pharmacie » et « matériaux, métallurgie ».

La dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) en France s’est élevée en 2010 à 43,4 milliards d’euros, ce qui correspond à une multiplication par deux depuis 1981 (en prix constants) et représente 2,24 % du produit intérieur brut (PIB).

- L’effort de recherche est surtout le fait des entreprises qui, en 2010, exécutent 63 % des travaux de R&D réalisés sur le territoire national, soit 27,4 milliards d’euros, et financent 57 % de ces travaux. Ces travaux se concentrent à près de 50 % sur cinq branches de recherche : automobile, pharmacie, aéronautique, composants électroniques et activités informatiques. Par ailleurs les entreprises ont consacré une part non négligeable de leur DIRD à des domaines transversaux comme le développement de logiciels ou de nouveaux matériaux, les nanotechnologies, la biotechnologie et l’environnement.
- La dépense intérieure de recherche du secteur public s’élève à 15,9 milliards d’euros en 2010 et est effectuée essentiellement par les organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur.
- Les entreprises sont soutenues dans leurs efforts par l’État et par les collectivités territoriales via des aides directes, des coopérations avec les organismes publics dans les domaines civils ou militaires et des dispositifs fiscaux.
- Le secteur de l’étranger représente 10,3 % du financement de la recherche en France.

Les moyens humains de recherche et développement

En 2010, 515 500 personnes participent à une activité de recherche en France. Sur les cinq dernières années, le nombre de chercheurs a progressé plus rapidement dans les entreprisesque dans les administrations (+ 4 %). Au total, 12 000 doctorants sont diplômés chaque année en France, dont 60 % en Sciences.

Les succès technologiques français (Airbus, TGV, fusée Ariane, découverte du Sida), le nombre de prix Nobel (Albert Fert, le prix Nobel de physique de 2007), ainsi que le nombre de prix de mathématiques (Wendelin Werner, 2006) démontrent le dynamisme français en matière d’innovation et de recherche.

En plus de ses 25 instituts de recherche publics et 85 universités, la France bénéficie de Grandes Ecoles, prestigieuses écoles d’ingénieur et entreprises privées, également impliquées dans la recherche. De nombreuses possibilités s’offrent en matière de laboratoires mixtes.

Une stratégie R&D qui s’inscrit dans un effort européen

Depuis 1984, l’UE mène une politique de recherche et de développement technologique basée sur des programmes-cadres pluriannuels dans la lignée de la stratégie de Lisbonne en 2000. La Commission souhaite développer le « triangle de la connaissance » formé par les politiques de recherche, d’éducation et d’innovation pour mettre la connaissance au service du dynamisme économique et du progrès social et environnemental.

De 2007 à 2013, lors du septième programme-cadre (7e PCRDT), la France fut le troisième pays derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni ; en étant impliquée dans 52,5 % des projets du 7e PCRDT comptabilisés en mars 2012 et en en coordonnant près de 11 %.

Le programmeHorizon 2020 couvre la période 2014-2020. Il est doté de 79 milliards d’euros, pour couvrir l’ensemble de la chaîne de l’innovation, depuis l’idée jusqu’au marché, et renforcer le soutien à la commercialisation des résultats de la recherche et à la créativité des entreprises. Avec ce nouveau programme, l’Union européenne financera ainsi des projets interdisciplinaires susceptibles de répondre aux grands défis économiques et sociaux. Horizon 2020 s’articule autour de trois grandes priorités : l’excellence scientifique, la primauté industrielle et les défis sociétaux suivants :

- la santé, l’évolution démographique et le bien-être ;
- la sécurité alimentaire, l’agriculture durable, la recherche marine et maritime et la bioéconomie ;
- les énergies sûres, propres et efficaces ;
- les transports intelligents, verts et intégrés ;
- la lutte contre le changement climatique, l’utilisation efficace des ressources et les matières premières ;
- des sociétés inclusives, novatrices et sûres.

La France a retranscrit ces objectifs dans son agenda « France Europe 2020 ». L’objectif est de permettre à la recherche française, dans toute sa diversité, de mieux répondre aux grands défis scientifiques, technologiques, économiques et sociétaux des décennies à venir. La santé, la sécurité alimentaire, la gestion sobre des ressources et le changement climatique, la transition énergétique, la mobilité et les systèmes urbains durables, le développement de l’économie numérique et des technologies spatiales, ou encore la ré-industrialisation de nos territoires illustrent ainsi les défis majeurs qui doivent mobiliser les acteurs de la recherche et de l’innovation.

La stratégie de « France Europe 2020 » repose sur les neufs piliers suivants :
1. Mobiliser les acteurs sur les grands défis sociétaux
2. Refonder le dispositif de coordination et d’orientation de la recherche en France
3. Promouvoir la recherche technologique
4. Développer la formation et les infrastructures numériques
5. Favoriser l’innovation et le transfert technologique
6. S’approprier la culture scientifique
7. Développer une programmation adaptée aux grandes priorités de recherche et d’innovation
8. Construire la cohérence des sites
9. Accroître la présence de la recherche Française en Europe et à l’international

Dernière modification : 10/04/2014

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