La France et la Nouvelle-Zélande commémorent le centenaire de la bataille de la Somme [en]

Les 15 et 18 septembre 2016, la France et la Nouvelle-Zélande ont commémoré le centenaire de l’engagement néo-zélandais dans la Bataille de la Somme.

Le 15 septembre à Longueval
Le 15 septembre 2016, se tenait à Longueval dans la Somme la cérémonie officielle marquant le centenaire de l’engagement néo-zélandais dans la Bataille de la Somme. Plus de 800 personnes ont assisté à la cérémonie, parmi lesquelles M. Gerry Brownlee, représentant le Gouvernement de Nouvelle-Zélande, M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’état aux anciens combattants et à la mémoire, ainsi que le Prince de Galles.

Dix jeunes Néo-Zélandais, actuellement en France, dans le cadre du programme Shared Histories ont eux aussi assisté à l’événement, tout comme 4 jeunes représentants des Îles du Pacifique, Samoa, Niue, Tonga and the Cook Island, sélectionnés par le Ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et des échanges commerciaux pour représenter leur territoire à cette occasion.

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Le 18 septembre à Wellington
Dimanche 18 septembre, l’Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, Mme Florence Jeanblanc-Risler, a pris part à la cérémonie de commémoration au Pukeahu National War Memorial Park en présence du vice-premier ministre néo-zélandais, M. Bill English. Dans son discours, le ministre néo-zélandais a souligné les idéaux communs que la France et la Nouvelle-Zélande défendaient aujourd’hui et il y a 100 ans. L’Ambassadeur a lu un article publié en 1916 du Journal des Réfugiés du Nord, saluant l’engagement des soldats néo-zélandais venus soutenir la France.

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Photo : Mark Tantrum Photography

Lecture de Mme l’Ambassadeur

" Maintenant ce sont des Australiens et des Néo-Zélandais qui sont chez nous ; et l’entente a fait place à une véritable cordialité préparée auparavant par les Ecossais et surtout les Canadiens.

Ces Australiens et ces Néo-Zélandais sont pour la plupart des grands diables admirablement découplés, agiles et solides, entrainés à la vie au grand air. A les voir défiler on prend une idée plus précise de cette guerre ; de son importance, de sa gravité. Ils sont venus des antipodes pour combattre à nos côtés. Ils n’avaient guère d’intérêts communs avec nous. Peu leur importait, en somme, là-bas que la France fût ou non écrasée par l’Allemagne. Ils n’ont pas grand chose à gagner dans notre victoire. Ils sont venus « pour la France ». Ils le disent et le répètent volontiers.

« Pour la France ! » Comment ne serions-nous pas touchés et émus par cet hommage rendu à notre Patrie ; par cette affirmation éclatante du rayonnement du génie français à travers le monde !

Il semble que nos concitoyens de même qu’ils apprécient à sa valeur l’effort puissant de l’Angleterre aient compris la grandeur, la beauté de l’effort spéciale fait par les Australiens et les Néo-Zélandais. Ils ont été populaires tout de suite ; ils sont à la fois semblables à nous et pourtant différents. Rien en apparence ne les distingue des troupes britanniques que leur grand chapeau à la boër qu’ils portent crânement, un peu comme notre d’Artagnan devait camper son feutre, et cependant on les reconnaît tout de suite à une certaine allure spéciale.

Ce sont eux peut-être que nos concitoyens verront défiler les premiers dans les rues de Lille …

Rien ne marquerait mieux le vrai caractère de la guerre que cette délivrance de nos pays par ces hommes venus de si loin… "

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Dernière modification : 05/10/2016

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