Le Quesnoy et la Nouvelle-Zélande : la richesse des échanges

Les échanges entre la ville du Quesnoy et la Nouvelle-Zélande n’ont cessé de se multiplier d’année en année. Pas une commémoration de l’Anzac Day ne s’y fait désormais sans la présence de représentants de la Nouvelle-Zélande et de la France. Il convient de rappeler que Le Quesnoy est l’une des deux villes de France où l’Anzac Day est célébré (Longueval est la seconde), pour rendre hommage aux soldats australiens et néo-zélandais morts sur les champs de bataille.

Le Premier Ministre néo-zélandais, Mme Helen CLARK, a participé aux cérémonies de commémoration de l’Anzac Day au Quesnoy en avril 2003.

Un premier point commun lie les villes du Quesnoy et de Cambridge (Waikato, Nouvelle-Zélande). Le Quesnoy est la « ville des chênes » et Cambridge « la ville des arbres ».

D’autre part, dans l’église Saint Andrews de Cambridge, plusieurs vitraux sont dédiés à la mémoire des morts aux champs d’honneur. Le triptyque de vitraux qui commémore la première guerre mondiale est d’un intérêt particulier, surtout pour Le Quesnoy. En effet le panneau de droite montre les soldats escalader les murs de Le Quesnoy, le 4 novembre 1918, une semaine avant l’armistice.
Ces vitraux furent dévoilés, en décembre 1923, le jour de l’inauguration en France du monument aux morts.

Il y a un rapport intéressant entre l’église Saint Andrews et la ville de Le Quesnoy. Le curé de la paroisse de l’époque, le Révérend CE Mortimer-Jones, avait exercé en France comme aumonier militaire. Pendant la réflexion sur le dessin du vitrail, furent associés les évènements de Gallipoli et du Quesnoy ; en effet, l’adjoint du curé, le révérend Walter Averill, était un frère du sous-Lieutenant Leslie Averill, l’un des officiers néo-zélandais qui joua un rôle primordial dans la libération de la ville. Leur père, le révérend AW Averill, était évêque du diocèse d’Auckland et archevêque de Nouvelle-Zélande.

I - CELEBRATION DU 80EME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION, UN PAS DECISIF VERS LE JUMELAGE LE QUESNOY-CAMBRIDGE

Le 4 novembre 1918, la ville du Quesnoy était libérée par les troupes néo-zélandaises. En 1968, déjà, le 50ème anniversaire de la libération avait été célébré avec éclat. En avril 1998, 80 ans plus tard, Le Quesnoy ne veut pas oublier.

- Des visites officielles ont eu lieu :

une délégation parlementaire néo-zélandaise, conduite par le Président de l’Assemblée Nationale et l’Ambassadeur de Nouvelle-Zélande en France, une délégation conduite par Sir Michael Hardie-Boys, Gouverneur général accompagné de plusieurs Ministres et de Mme Margaret Blyth fille du Lieutenant-Colonel Blyth (âgé alors de 102 ans), et le Vice-Président au Sénat de l’amitié franco-néo-zélandaise.

- Mme et M. Averill, fils du Dr Averill, premier libérateur du Quesnoy sont venus de Nouvelle-Zélande tout spécialement.

- et quantités d’activités et animations ont été organisées (défilés, dépôts de gerbes, remise de médailles du souvenir, exposition sur l’amitié Le Quesnoy/Nouvelle-Zélande, décoration et pavoisement de la ville...)

La cérémonie du 80ème anniversaire a été marquée également par l’annonce du jumelage du Quesnoy et la ville de Cambridge et le compte-rendu de la remise de la Légion d’Honneur française, en octobre 1997, au Lieutenant-Colonel Blyth, le dernier survivant néo-zélandais de l’assaut des remparts.

En Nouvelle-Zélande, pour commémorer le 80ème anniversaire de l’Armistice et la dernière bataille impliquant des soldats néo-zélandais, une exposition sur l’histoire des Néo-zélandais en France durant la Première guerre mondiale « All Quiet on the Western Front ? », a été présentée au Musée des Arts et de l’Histoire de Waikato, à Hamilton, du 11 novembre 1998 au 14 mars 1999, et inaugurée par Son Excellence M. Jacques Le Blanc, Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande.

L’exposition, riche de photographies et d’objets de guerre, est l’œuvre du Dr Nathalie Philippe, qui s’est chargée de la recherche et de l’organisation. Dr Nathalie Philippe était l’historien en résidence en 1998 (projet « historien en résidence » de la Bank of New-Zealand River of Time). L’exposition était sponsorisée par le Musée des Arts et de l’Histoire de Waikato, la BNZ, le Waikato Times et l’Université de Waikato et soutenue par l’Ambassade de France à Wellington.

II - LE JUMELAGE DES VILLES DU QUESNOY ET DE CAMBRIDGE ET LA CREATION DE « LA MAISON QUERCITAINE DE NOUVELLE-ZELANDE »

Cambridge se situe près de la ville d’Hamilton, 4ème ville de Nouvelle-Zélande, dans la région du Waikato (Ile du Nord) à environ 150 km au sud-ouest de Auckland.

Après avoir été évoqué durant de longues années, le jumelage de la ville de Le Quesnoy et de Cambridge est enfin confirmé en 1999.

La signature de l’acte français a été signé à Cambridge le 16 février 1999 par l’Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande. A cette occasion une œuvre picturale a été offerte à la Nouvelle-Zélande par la ville de Le Quesnoy.

Il convient de rappeler que ce jumelage Le Quesnoy-Cambridge est l’unique jumelage franco-néo-zélandais à ce jour.

En parallèle, Le Quesnoy a créé un comité qui porte le nom évocateur de « Maison quercitaine de Nouvelle-Zélande ». Les statuts sont les suivants : entretenir des liens d’amitié avec Cambridge et la Nouvelle-Zélande suite au jumelage des deux villes, entretenir et développer le devoir de mémoire envers la Nouvelle-Zélande et ses habitants, améliorer la connaissance de la langue anglaise afin de favoriser la communication, promouvoir la langue et la culture française et favoriser les échanges culturels au sens large.
La Maison de la Nouvelle-Zélande - JPEG

La « Maison de la Nouvelle-Zélande » a été inaugurée le 18 juin 2000, jour de la commémoration de l’appel du 18 juin. Le Maire de Cambridge, accompagné d’une délégation, était présent. Le local sert à une exposition permanente puisque y sont rassemblés tous les documents liés aux relations avec la Nouvelle-Zélande. De plus la « Maison de la Nouvelle-Zélande » se veut un point de rencontre pour tous les visiteurs néo-zélandais.

Le 30 mars 2004, la « Le Quesnoy Place » (place Le Quesnoy) a été inaugurée à Cambridge en présence de M. Jean-Michel MARLAUD, Ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande.

Depuis le jumelage et la création de l’association « Maison quercitaine de Nouvelle-Zélande » les échanges ont sensiblement augmenté et en nombre et en qualité.
Nombreux sont les visites bilatérales, les échanges scolaires et culturels.

Par an, et sur les 800 étrangers qui visitent la ville, 200 sont de nationalité néo-zélandaise.

En marge, il convient d’ajouter qu’un documentaire de Chantal Perrin « Ils sont venus du bout du monde » évoque la libération de Le Quesnoy par les troupes néo-zélandaises et la reconnaissance des Quercitains depuis lors.

Une pièce de théâtre « Te Awarua », produite par la compagnie Altus et écrite par M. Albert Belz, auteur néo-zélandais d’origine maorie, a été présentée au Quesnoy. Cette pièce prend pour base les liens du Quesnoy et de la Nouvelle-Zélande depuis la libération de la ville en 1918. (en savoir plus...)

III - ANNEE 2004 « CHENE ET FOUGERE »

L’année 2004, appelée « Année Chêne et Fougère » axée sur le thème de l’amitié entre Le Quesnoy (la ville des chênes) et la Nouvelle-Zélande (dont l’emblème est la fougère) a été l’occasion de présenter tout au long de l’année des spectacles représentant la culture néo-zélandaise.

Le lancement officiel de cette année eu lieu en février avec le carnaval, l’un des évènements majeurs de la ville, et de la région.

Cette année un géant maori est venu rejoindre Bimberlot, le géant du Quesnoy. Venu d’Akaroa (près de Christchurch dans l’île du Sud), il est haut de 4 mètres et tire la langue tel un guerrier maori exécutant le « Haka ».

Durant toute l’année 2004, il a été permit de découvrir, entre autre :

Des expositions :

- « Lettre d’un soldat du bout du monde » (16-24 avril)
- « Invitation au voyage » (23 avril)
- « Aotearoa, la terre du long nuage blanc » (24 avril - 2 mai)
- « Bimberlot, histoire d’un géant » (15 juillet-15 août)
- « Chêne et Fougère, rétrospective en images » (4 - 12 décembre)

Des animations et spectacles :

- « Dans le tourbillon de l’histoire », souvenirs d’un soldat de la Grande Guerre (24 avril)
- « Concert de la Garde Républicaine » (30 avril)
- « De l’un (chêne)...à l’autre (Fougère », atelier d’art (15-23 mai)
- « Voyages de rêve. Rêve de voyage », gala de danse (21-23 mai)
- « Quand le Chêne et le Raouki se rencontrent », théâtre (28-29 mai)
- « Fête communale » « Maori circus », concert, pique-nique, animations (13 juin)
- « Fête de la musique », concert (21 juin)
- « Le Quesnoy dans Lille 2004 » : « Akaroa, New Zealand village » et « Forts et lumières », spectacle pyrotechnique (10-11 juillet)
- « Fête de Bimberlot - 100 ans ! » brocante et carnaval (31 juil.-1er août)
- « Contes et histoires de Nouvelle-Zélande » (15-17 octobre)
- « Te Awarua », théâtre (21-22 octobre)
- « Toutes voiles dehors », festival (12-14 novembre)
- « Déchirures 1914-2004 », Théâtre (25-27 novembre)

Des cérémonies :

- ANZAC DAY (25 avril)
- « Libération du Quesnoy » (4 novembre)

Dernière modification : 23/02/2011

Haut de page