Le commerce bilatéral franco-néo-zélandais en 2014 [en]

Le commerce bilatéral a sensiblement progressé en 2014 : telles que mesurées par les douanes françaises, les exportations françaises augmentent de 12,1% à 497 MEUR, essentiellement portée par les livraisons aéronautiques (+34% à 179 MEUR) tandis que les importations de Nouvelle-Zélande augmentent de 11% à 397 MEUR, soutenues par la bonne performance des produits agricoles et agroalimentaires (+13,9% à 304 MEUR). Le solde bilatéral s’établit pour la 4ème année consécutive en excédent, en hausse de 16% à 99 MEUR. La Nouvelle-Zélande reste un marché lointain et de petite taille (60ème client et 42ème excédent bilatéral). C’est une économie en croissance tirée par les exportations et où la France peut au-delà des grands contrats diversifier et développer sa présence.

1.Des flux bilatéraux modestes et volatiles

En moyenne depuis 10 ans, les flux bilatéraux sont de l’ordre de 800 MEUR par an, avec des montants comparables pour les exportations et les importations. Néanmoins l’importance de ce partenariat commercial n’est pas le même pour les deux pays. Selon les douanes françaises, la Nouvelle-Zélande est le 69ème client et le 69ème fournisseur de la France. Les exportations françaises vers la Nouvelle-Zélande représentent 0,12% du total des exportations françaises en 2014. Vu de Nouvelle-Zélande et sur la base des statistiques des douanes néo-zélandaises, la France est le 24ème client de la Nouvelle-Zélande, son 11ème fournisseur. De même, l’excédent commercial, de l’ordre de 100 MEUR en faveur de la France en 2014, place la Nouvelle-Zélande au 55ème rang des surplus bilatéraux pour la France et la France au 6ème rang des déficits bilatéraux pour la Nouvelle-Zélande (parmi les pays européens, seule l’Allemagne possède un surplus commercial bilatéral supérieur à celui de la France).

Par ailleurs, les exportations françaises, fortement dépendantes des contrats aéronautiques, sont beaucoup plus volatiles que les importations, composées essentiellement de biens agroalimentaires (cf. infra). Après avoir chuté de moitié entre 2006 et 2009, jusqu’à un point bas de seulement 201 MEUR, les exportations françaises ont progressivement repris le terrain perdu et ont établi en 2014 un nouveau record historique à 497 MEUR (cf. graphique 1). La remontée a été aussi rapide que la chute, avec une progression de 115% entre 2009 et 2011. Compte tenu de la stabilité des importations autour de 350-400 MEUR par an, la France a connu un déficit bilatéral entre 2006 et 2010, allant jusqu’à un record historique de 139 MEUR en 2009. Depuis cette date, le dollar néo-zélandais s’est apprécié de 30% par rapport à l’euro, ce qui a favorisé il est vrai le retour dans le vert en 2011 (à hauteur de 49 MEUR) puis son accroissement au gré des grands contrats aéronautiques. Bien que les montants exportés ces deux années soient comparables, la part de marché de la France a régressé de 3% à 2,5% entre 2004 et 2013, reflétant la montée en puissance des autres fournisseurs, au premier rang desquels la Chine, dont la part de marché a doublé sur cette période de 9,7 à 17,5%.

2.Une performance à l’exportation portée essentiellement par l’aéronautique et le matériel agricole

Les équipements de transports constituent de loin le premier poste d’exportations françaises vers la Nouvelle-Zélande avec des livraisons d’un montant de 219 MEUR, soit 44% du total exporté en 2014. De fait, ce secteur génère à lui seul l’essentiel du surplus commercial bilatéral avec un solde de 216 M EUR, compte tenu des exportations très limitées de la Nouvelle-Zélande (moins de 3,3 M EUR en 2014). Les ventes françaises sont essentiellement composées d’équipements aéronautiques : en progression de 34% à 179 MEUR, ceux-ci représentent 28% de l’ensemble des exportations françaises. Néanmoins cette performance commerciale reste volatile car dépendante des contrats remportés par Airbus auprès des compagnies aériennes locales, et particulièrement auprès de la compagnie nationale Air New Zealand. Le reste des équipements de transport relève du secteur automobile, en léger recul de 0,9% à 32,2 MEUR. Les exportations de matériels ferroviaires sont par contre inexistantes.

Second poste d’exportations françaises, la machinerie industrielle et agricole progresse de 50,6% à 73,3 MEUR. Celui-ci consiste essentiellement en des ventes de machines agricoles et forestières (44,7 MEUR) et dans une moindre mesure de matériels de levage et de manutention (8,7 MEUR) et de machines pour les industries du papier (3,5 MEUR). L’offre française dans ce secteur bénéficie de la forte spécialisation agricole de l’économie néo-zélandaise, particulièrement la viande, les produits laitiers et les céréales. Enfin, quatre secteurs moins dynamiques et importants complètent le flux des exportations françaises : les produits chimiques, parfums et cosmétiques (-0,4% à 41,5 MEUR), les produits de l’industrie agroalimentaire (+0,8% à 34,3 MEUR) et les équipements électriques et ménagers (-0,4% à 19,6 MEUR), et les biens informatiques, électroniques et optiques (-51,7% à 18,9 MEUR). Cette baisse concerne les équipements de communication (-53% à 6,3 M EUR), les composants électroniques (-49% à 5,0 M EUR) et les ordinateurs et équipements périphériques (-76% à 1,9 MEUR).

3.Des importations de Nouvelle-Zélande essentiellement composées de produits agricoles et agroalimentaires.

L’industrie des produits agricoles et agroalimentaires représente à elle seule 77% des exportations néo-zélandaises vers la France, soit 304 MEUR en 2014, en progression de 13,5% par rapport à 2013. Au sein de ce secteur, les viandes et produits d’abattage représentent 44% soit 134 MEUR (+5,6%) et les produits laitiers 34% à 51,4 M EUR (+13,3%). Les exportations de fruits, fruits à coque, céréales, légumineux, oléagineux et de produits de la mer en conserve sont moins importantes mais représentent ensemble un total de 84,4 M EUR (+34,4%) .

Les autres principaux postes d’exportation sont bien plus modestes, qu’il s’agisse des instruments et fournitures à usage médical et dentaire (+13,5% à 34,4 M EUR), des préparations pharmaceutiques (-15% à 9,9 MEUR). Les secteurs médical, pharmaceutique et vinicole sont les seuls secteurs pour lesquels les flux commerciaux sont relativement importants dans les deux sens.

ANNEXE

Annexe 1 : Evolution de la balance commerciale bilatérale depuis 2004.

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Annexe 2 : Tendances récentes du commerce bilatéral

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Annexe 3 : Structure du commerce bilatéral en 2014, par secteur et sous-secteur (non détaillé)

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Annexe 4 : Structure sectorielle comparée du commerce bilatéral et de l’ensemble du commerce extérieur français

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Dernière modification : 11/01/2016

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