Le commerce bilatéral franco-néo-zélandais en 2015 [en]

Le commerce bilatéral a fortement progressé au cours de l’année 2015 pour s’établir à son plus haut depuis 10 ans à 1,1 Md€ (contre 894 M€ en 2014).

Telles que mesurées par les douanes françaises, les exportations françaises ont augmenté de 41% à 700 M€, essentiellement portées par les livraisons aéronautiques (+110% à 377 M€), tandis que les importations de Nouvelle-Zélande sont restées stables (-0,4% à 396 M€). Le solde commercial bilatéral s’établit en hausse de 210% à 304 M€.

Des échanges modestes et volatiles, mais des exportations en forte progression

Les flux bilatéraux annuels, habituellement de l’ordre de 800 M€, avec des montants comparables pour les exportations et les importations, ont observé une augmentation significative en 2015. Le total de nos échanges bilatéraux marque un plus haut historique depuis 10 ans avec plus de 1,1 Md€, porté par la vigueur de nos exportations. Selon les douanes françaises, la Nouvelle-Zélande est le 59ème client (69ème en 2014) et le 64ème fournisseur de la France (69ème en 2014)1.

Les exportations françaises vers la Nouvelle-Zélande représentent 0,15% des exportations françaises totales (0,12% en 2014). De même, l’excédent commercial record, de 304 M€ (+210%) en faveur de la France en 2015, place la Nouvelle-Zélande au 28ème rang des surplus bilatéraux (55ème en 2014).

Les exportations françaises, fortement dépendantes des livraisons aéronautiques, sont beaucoup plus volatiles que les importations, composées essentiellement de biens agroalimentaires. Après avoir chuté de moitié entre 2006 et 2009, jusqu’à 201,2 M€, les exportations françaises sont reparties à la hausse, en particulier sur depuis 3 années consécutives, pour atteindre un record de plus de 700 M€ en 2015 (+41% par rapport à 2014).

Compte tenu de la stabilité des importations entre 350 et 400 M€ par an, la France a connu un déficit bilatéral entre 2006 et 2010, allant jusqu’à un plus bas historique de -138,6 M€ en 2009, mais l’appréciation du dollar néo-zélandais a favorisé le retour à l’excédent en 2011 (à hauteur de 48,8 M€), puis sa croissance continue depuis 2013 en fonction des contrats aéronautiques, avec un plus haut de 304 M€ en 2015.

Une performance à l’exportation portée par l’aéronautique et le matériel agricole

Les équipements de transport constituent le 1er poste d’exportations françaises vers la Nouvelle-Zélande à 410,2 M€, soit 58,6% du total exporté (quasi-doublement par rapport à 2014). Le secteur génère à lui seul plus que le surplus commercial bilatéral avec un solde de 405 M€, compte tenu des exportations très limitées de la Nouvelle-Zélande à 4,3 M €.

Les ventes françaises sont composées principalement d’équipements aéronautiques : en progression de 111% à 377,6 M€, ceux-ci représentent 54% de l’ensemble des exportations françaises.

Le reste des équipements de transport relève principalement du secteur automobile, en recul de 23,7%à 26 M€, et du secteur maritime, en progression de 14,8% à 6,3 M€. Cette performance commerciale reste toutefois volatile car dépendante des contrats remportés par Airbus auprès de la compagnie aérienne nationale.

Deuxième poste des exportations françaises, la machinerie industrielle et agricole chute de 21% à 57,7M€. Celui-ci consiste essentiellement en des ventes de machines agricoles et forestières (-219% à 31,6 M€) et dans une moindre mesure de matériels de levage et de manutention (-27,4% à 6,3 M€), de machines pour l’industrie agroalimentaire (+60,8% à 2,4 M€), de machines pour l’extraction ou la construction (+41% à 2 M€) et de machines pour les industries du papier (-50,2% à 1,7 M€). L’offre française dans ce secteur bénéficie de la forte spécialisation agricole de l’économie néo-zélandaise mais est concurrencée par la Chine, les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Australie.

Enfin quatre secteurs dynamiques complètent le flux des exportations françaises : les produits de l’industrie agroalimentaire (+38,9% à 51,8 M€) portés par la forte progression des exportations de produits laitiers (+160% à 17 M€) qui dépassent celles des vins (+21,1% à 16 M€) ; les produits chimiques, les parfums et les cosmétiques (+4,2% à 43,3 M€) ; les biens informatiques, électroniques et optiques (+34,9% à 25,4 M€) grâce aux exportations d’ordinateurs et d’équipements périphériques (+192,7% à 5,5M€) ; et les équipements électriques et ménagers (-3,2% à 18,9 M€).

Des importations de Nouvelle-Zélande vers la France essentiellement composées de produits agricoles et agroalimentaires.

L’industrie des produits agroalimentaires représente à elle seule 54,5% des exportations néo-zélandaises vers la France, à 215,8 M€, en recul de 2,8%.

Au sein de ce secteur, les viandes représentent le 1er poste avec 68,5% des exportations de la rubrique et 37,3% des exportations totales (+10,6% à 147,9M€), suivi des fruits, fruits à coque, à pépins et à noyau (+16,1% à 42,4 M€), des produits laitiers (-37% à 32,3 M€) dont le recul en valeur s’explique par la chute des prix mondiaux, et des exportations de vins particulièrement dynamiques (+37,3% à 13 M€).

En revanche, les produits agricoles, deuxième poste d’exportation de la Nouvelle-Zélande, enregistrent une baisse sensible (-23% à 64 ,7 M€) imputable pour l’essentiel à la vigueur du dollar néo-zélandais, soit, pour les préparations et conserves à base de poissons - 19,1% à 21,7 M€ et pour les céréales, légumineux, oléagineux -73,3% à 7,40 M€.

Les autres principaux postes d’exportation sont plus modestes mais progressent, qu’il s’agisse des produits manufacturés divers (dont les instruments et fournitures à usage médical et dentaire (+19,25% à 40,9 M€)) ou des produits métalliques et métallurgique (dont l’aluminium (+89,8% à 30,5 M€)).

Les secteurs médical (excédent de 35 M€ pour la Nouvelle-Zélande), pharmaceutique (excédent de 2,5 M€ en notre faveur) et vinicole (solde de +3,5 M€ pour la France) sont les seuls secteurs pour lesquels les flux commerciaux sont relativement importants dans les deux sens.

Annexes

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Niveau annuel du commerce bilatéral
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Évolution annuelle du commerce bilatéral
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Taux de change
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Ventilation sectorielle du commerce bilatéral
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Structure sectorielle comparée des exportations
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Structure sectorielle comparée des importations

1 Alors que selon les statistiques néo-zélandaises, la France est le 10ème fournisseur et le13ème client en 2015 de la NZ (contre les 10ème et 25ème en 2014).

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Source : La direction générale du Trésor

Dernière modification : 31/01/2017

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