Représentation diplomatique de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande [en]

L’Accord de Nouméa du 9 mai 1998 autorise le transfert de certaines compétences détenues par l’Etat vers la Nouvelle-Calédonie, à travers un processus en cours. Ces transferts présentent la particularité d’être irréversibles. La France demeure compétente dans les domaines régaliens que sont la police, la justice, la défense et la monnaie. Les relations extérieures sont une compétence partagée entre le gouvernement de la république et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

En novembre 2012, la Nouvelle-Calédonie a ouvert sa première représentation diplomatique à l’étranger, hébergée au sein de l’ambassade de France à Wellington. L’ouverture de la délégation de Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande (la Délégation), et la nomination du Dr Yves LAFOY comme son "Représentant officiel", résultent d’un accord signé en 2012 entre la France et Nouvelle-Calédonie, permettant à la Nouvelle-Calédonie d’établir son propre réseau diplomatique dans la région Pacifique.

Le rôle de la délégation est double :

  • Bilatéral : renforcer le dialogue politique entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande, et intensifier la coopération dans les domaines de l’économie et du commerce, de la culture et de l’éducation, et des sciences et de l’innovation ;
  • Multilatéral : suivi du rôle et des activités de la Nouvelle-Calédonie au sein du Forum des îles du Pacifique et avec ses pays membres.

De 2013 à 2015, la délégation a coordonné 27 visites de représentants de Nouvelle-Calédonie ou de Nouvelle-Zélande en mission dans l’autre pays, et a participé à 17 manifestations commerciales organisées par les institutions suivantes :

  • la Chambre de commerce franco – néo-zélandaise (French New Zealand Chamber of Commerce, FNZCCI),
  • l’agence néo-zélandaise pour le développement du commerce et des entreprises (New Zealand Trade and Enterprise, NZTE),
  • l’Institut néo-zélandais des affaires internationales (New Zealand Institute of International Affairs, NZIIA),
  • le réseau d’exportateurs du Pacifique (Pacific Exporters Network, PEN),
  • la Fondation pour la coopération dans le Pacifique (Pacific Cooperation Foundation, PCF),
  • le club d’affaires Nouvelle-Zélande - Pacifique (New Zealand Pacific Bureau Council, NZPBC),
  • le Conseil de coopération économique du Pacifique (Pacific Economic Cooperation Council, PECC).

En 2014 et 2015, la délégation a publié deux documents importants :

  • un inventaire des relations commerciales entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande, via la création d’une base de données dédiée,
  • un rapport sur la veille économique du chantier de reconstruction de Christchurch, identifiant certains marchés potentiels pour les entreprises néo-calédoniennes.

En 2016, en termes de commerce, la délégation contribuera à :

  • soutenir les entreprises de Nouvelle-Calédonie dans leurs démarches de prospection du marché néo-zélandais,
  • faciliter le développement de "joint-ventures" entre les entreprises de Nouvelle-Calédonie et de Nouvelle-Zélande, ainsi que renforcer le transfert de compétences et les investissements en Nouvelle-Calédonie ;
  • promouvoir la Nouvelle-Calédonie comme destination touristique attrayante.

La Nouvelle-Calédonie figure parmi les pays les plus riches de la région Pacifique, son PIB par habitant en 2013 étant classé troisième après l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Calédonie bénéficie d’importantes ressources et réserves de nickel (actuellement le 6ème producteur mondial, détenant environ 25% des réserves mondiales), et de transferts financiers conséquents de la France (16 à 18% du PIB de la NC).
Étant le plus proche voisin de la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie représente une plateforme potentielle d’accès aux marchés français et européens, selon les termes de la Décision d’Association Outre-mer de l’UE (DAO, décembre 2013).

Outre les ressources en nickel, qui représentent 90% des exportations de la Nouvelle-Calédonie, une étude financée par l’UE sur les exportations du Groupe fer de lance mélanésien (GFLM) a identifié les produits néo-calédoniens suivants comme présentant un potentiel d’exportation pour les pays insulaires du Pacifique, ou pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande :

1) les decks et clôtures en bois composite (composite de bois recyclé utilisant la farine de bois provenant des scieries) ;
2) les systèmes de cultures « hors-sol », appropriés pour les petites exploitations fermières. Exportations à Vanuatu en 2012 et à Wallis et Futuna en 2014 ;
3) les revêtements en lambris PVC, avec des applications pour les plafonds et revêtements intérieurs. Exportations vers la Nouvelle-Zélande en 2015.
4) les chauffes-eaux solaires. Déjà exportés en Australie et dans les PTOM français. Tentatives d’export à Fidji en 2013.
5) les produits agricoles manufacturés pour des marchés de niche « de bouche » (confitures, vanille, achards et piments).

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Dernière modification : 26/09/2016

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