Tilt, le street artiste français dans les rues de Christchurch [en]

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Tilt

“Cet artiste incroyable qui nous vient de Toulouse va sans aucun doute vous donner le sourire.” George Shaw, SPECTRUM Street Art festival 2015

Le street artiste français Tilt, reconnu à l’international pour son style bubble très coloré, est en ce moment-même à Christchurch pour prendre part au festival d’art urbain, Spectrum.
Suivant le succès du festival Rise en 2014, l’association Oi You ! lance Spectrum qui sera officiellement inauguré le vendredi 13 février en présence de l’Hon. Maggie Barry, ministre des arts, de la culture et du patrimoine de Nouvelle-Zélande. Le festival s’achèvera le 10 mai.
L’ambassade de France est ravie de s’associer avec Oi You ! pour accueillir Tilt à Christchurch.

L’artiste présentera deux travaux :
- une nouvelle édition de sa Panic Room au sein du gymnase YMCA ;
- une fresque murale semi-permanente sur un des murs de Christchurch choisi spécialement pour l’occasion.

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The Panic Room

The Panic room

La toute première Panic room a vu le jour dans le sous-sol de la galerie Celal à Paris où Tilt a reconstitué une vieille chambre d’hôtel qu’il a ensuite « détruite » avec des tags et des flops. « Je viens de la culture Graffiti traditionnelle et j’ai toujours aimé quand les murs, les trains, les toits sont recouverts de tags. Je trouve que cela illustre l’énergie d’une ville et la façon dont certains décident de profiter de leur environnement urbain. »
Par la suite, il s’est vu proposer de peindre l’une des chambres de l’hôtel marseillais "Au vieux panier" : "Je l’ai pensé comme une immense toile où je devais réfléchir à la composition et jouer avec la partie vierge de la pièce pour accentuer l’idée de chaos de l’autre côté."

Tilt en Nouvelle-Zélande

Il s’agit de la troisième visite de Tilt en Nouvelle-Zélande –la première dans l’île du sud – et l’artiste est impatient de partager sa peinture avec les habitants de Christchurch : « J’ai eu la chance à plusieurs reprises de venir en Nouvelle-Zélande pour y peindre des murs avec des artistes locaux ainsi que pour une exposition personnelle de mon travail à la galerie Disrupt d’Auckland. La gentillesse des gens et la qualité du travail des peintres que j’ai eu la chance de rencontrer, m’ont laissé des magnifiques souvenirs. Je suis donc extrêmement heureux de revenir, d’autant plus que je ne connais pas du tout l’ile du sud, que je compte bien aller explorer après avoir laissé ma trace sur les murs de Christchurch. »

Raynald Belay, Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France partage son enthousiasme d’accueillir Tilt en Nouvelle-Zélande : « L’Ambassade de France en Nouvelle-Zélande est heureuse de soutenir la participation de Tilt au festival d’art urbain Spectrum. La scène de « street art » est extrêmement dynamique en France et compte un nombre croissants d’artistes et de structures de renommée internationale.
Ceci offre de nouvelles occasions de collaborations entre nos deux pays et plus particulièrement avec la ville de Christchurch qui a activement embrassé ce mouvement artistique.
Nous nous réjouissons de ce partenariat avec Oi You ! , son équipe dynamique et ses mécènes, et il nous tarde de développer encore cette coopération dans le futur. »

JPEGTilt : sa biographie

Originaire de Toulouse, Tilt est une figure internationale du graffiti. S’autoproclamant « fétichiste du graffiti », il développe sa pratique dans les rues et sur les trains. Ses premiers tags, sur des rampes de skateboard, datent de 1988 ; depuis son travail s’est enrichi et témoigne de l’influence de ses nombreux voyages. Ses séjours lui ont permis d’exposer et de marquer de son empreinte près de 40 pays dont les Etats-Unis, le Japon, les Philippines, le Sénégal, la Chine, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, ainsi que de nombreuses villes en Europe.

Tilt aime démontrer par sa pratique, que la forme initiale du graffiti peut avoir un impact aussi fort que des compositions plus complexes ou figuratives. Il propose un vocabulaire formel propre et des couleurs pures qui traduisent son approche primitive du Graffiti classique dont il est issu. Son utilisation exclusive de formes arrondies se rapporte à son obsession pour les courbes dont son nom n’est initialement pas constitué. Selon les codes du Graffiti, l’écriture constitue le principal axe de son travail. Fidèle à ses origines, il garde le même plaisir à peindre dans la rue, lieu dans lequel il se sent toujours plus libre : « Je continue à peindre dans le rue parce que j’ai besoin de la performance physique et de la liberté qu’offre le graffiti ! ».

Tilt a publié plusieurs livres de son art associé à la photographie, Fetish BubbleGirls, My love letters, a Scotland yard, My egodrips, Photograffitiltism, Closer to God in heels et Magic & Destroy.

Dernière modification : 08/12/2015

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