La résidence d’écrivains « Randell Writers Cottage » a été créée en 2001 pour accueillir alternativement des lauréats français et néo-zélandais. Peter Wells et Nadine Ribault ont été les lauréats inauguraux en 2002.
Cette résidence est l’aboutissement d’une recherche qui dure depuis de nombreuses années en vue de créer une voie retour au très prestigieux prix « Katherine Mansfield Fellowship ». Ce prix a permis à la plupart des très grands noms de la littérature néo-zélandaise de partir écrire en résidence à Menton, dans la villa même ou Katherine Mansfield a passé une partie de sa convalescence dans les années 1920. Il existe un véritable besoin de réciprocité dans ce domaine de la création littéraire en résidence. L’absence d’écrivains français ayant manifesté un intérêt pour la Nouvelle-Zélande depuis de longues années peut être interprété par nos amis néo-zélandais comme un manque de curiosité de nos créateurs envers ce pays des antipodes.
Wellington est un lieu idéal pour un écrivain en résidence : nature omniprésente, calme (intra-muros la ville ne compte que 160 000 habitants), culture de cafés, ambiance de capitale culturelle, nombreux spectacles, beaucoup de librairies, bibliothèques de prêt et de recherche, cours très connu d’écriture créative à l’université Victoria…. Bien que Wellington ait été choisie pour accueillir la résidence, d’autres villes du pays, notamment celles qui revendiquent certaines relations historiques avec la France (Akaroa dans l’île du sud ou Devonport à côté d’Auckland) ont annoncé leur intention d’inviter le lauréat pour quelques jours durant son séjour en Nouvelle-Zélande.
La résidence est située au centre de Wellington, dans le quartier historique de Thorndon et en face du jardin botanique. C’est un cottage du 19ème siècle qui a été rénové à plusieurs reprises mais qui conserve tout son cachet. La maison dispose d’une salle à manger, d’un salon qui peut servir de bureau, d’une cuisine équipée, et de deux chambres, ainsi que d’un petit studio à l’extérieur. Idéale pour une personne seule ou un couple, on peut éventuellement y loger avec un enfant, mais les pièces sont assez exiguës. La maison est entourée d’un jardinet. Le cottage est mis à la disposition du lauréat, et les charges (eau et électricité) sont payées directement par le « Randell Cottage Writers Trust » et le Service culturel de l’Ambassade de France. Seul le téléphone restera à la charge de l’occupant.