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Le FNZBC (French New Zealand Business Council) devient la FNZCCI (French New Zealand Chamber of Commerce and Industry)

Interview de M. Yann Teboul, Président de la nouvelle Chambre de Commerce franco-néo-zélandaise.

Monsieur le Président de la Chambre de commerce franco-néo-zélandaise, pouvez-vous nous dire en quelques mots qui vous êtes ?

Je m’appelle Yann Teboul. A la fois de nationalité française et néo-zélandaise, je suis installé en Nouvelle-Zélande depuis 1997. Diplômé d’une école supérieure de commerce, j’ai successivement été ingénieur-système chez Baume et Mercier, puis directeur informatique chez Arthur Andersen puis chez Turners & Growers. Par la suite, je suis devenu Conseiller en stratégie chez Vodafone où je détenais un portefeuille lié aux secteurs du service public et de la santé. Je travaille toujours dans le domaine des nouvelles technologies d’information et de communication, et depuis 2009, je suis le responsable des Services et Projets pour une entreprise spécialisée dans les solutions de protection de données informatique.

Et de quelle équipe rapprochée êtes-vous entouré au sein de la chambre ?

Victoria Watts (A J Park) et Laurent Antonczak (ATZ119) sont les vice-présidents, la secrétaire générale est Rachel Colley (Minter Ellison Rudd Watts) et le trésorier Jacques Calvo (Calvotech).

Yann Teboul, vous étiez le Président, depuis un an, du French New Zealand Business Council, ou FNZBC, vous êtes devenu, depuis l’assemblée générale du 22 avril 2010, le Président de la très officielle « French New Zealand Chamber of Commerce and Industry Incorporated » dont vous avez décidé d’abréger le nom en « French Chamber » au quotidien. Pouvez-vous nous dire à quoi correspond ce changement, dans quel but il a été fait ?

De fait, le FNZBC qui existe depuis 1985 était déjà, depuis son adhésion à l’UCCIFE, l’union des Chambres de commerce françaises à l’étranger, en 2004, une chambre de commerce bilatérale. Ce changement d’appellation est donc une simple formalité. Cependant, j’y tenais car j’y vois deux avantages. Le premier est celui de l’harmonisation avec les autres chambres françaises à l’étranger. Il est bon que les membres d’une même famille portent le même nom. Le second avantage est celui de la lisibilité qu’apporte cette homogénéité de présentation. Qui que ce soit qui, sur la Toile, cherche la chambre de commerce française en Nouvelle-Zélande ne peut plus ne pas nous trouver.

C’était important pour vous, Président, cette lisibilité électronique ?

Oui, avec le parcours qui est le mien, et cette intimité d’avec les NTIC, c’était de prime importance. Nul organisme ne peut plus désormais se dispenser d’un site et d’une communication internet. Je nourris, à cet égard, de nombreux et d’ambitieux plans pour la communication extérieure de la Chambre. Que se soit par les réseaux sociaux tels que LinkedIn, Twitter ou Facebook ou par des méthodes plus conventionnelles (pages internet semi-statiques). Cela se fera en son temps, et progressivement. Nous en sommes encore à un mode de communication quelque peu artisanal mais d’ores et déjà je suis satisfait que nous ayons, collectivement, dépoussiéré l’image véhiculée par l’appellation « Business Council ». Outre que l’appellation parle peu à un Français, elle évoquait plutôt un Club à l’anglo-saxonne qu’un réseau d’hommes d’affaires. Désormais notre site internet est hébergé par l’UCCIFE, l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’Etranger, qui regroupe et anime les 114 CCI Françaises à l’Etranger (CCIFE) et représente le 1er réseau privé français d’entreprises dans le monde. Non seulement notre référencement en est facilité, mais la plupart de nos membres, sans se l’avouer nécessairement, sont plus satisfaits d’une appartenance à une Chambre de Commerce qu’à un Club d’affaires.

Quels sont vos autres objectifs ?

A court terme, c’est élargir le recrutement de la Chambre en diversifiant les adhésions. Il nous faut convaincre les tièdes car ils sont notre meilleur ferment de renouveau. Je veux savoir pour quelles raisons certains grands groupes français présents en Nouvelle-Zélande comme Bic ou Essilor ont jusqu’ici refusé d’adhérer au FNZBC, ou pourquoi d’autres entreprises, comme le Club Méditerranée ne se sont pas réinscrites, parce que j’ai l’intuition qu’en empruntant d’autres voies que le FNZBC, la Chambre pourrait les amener à parcourir un bout de chemin ensemble. A moyen terme, mon objectif est de dépoussiérer encore un peu les statuts, d’officialiser les changements qu’emporte cette adhésion, et par là-même de valoriser un peu les portefeuilles des membres rapprochés du bureau (Vice-présidents, Secrétaire général, Trésorier) et des autres. Cette valorisation passera sans doute aussi par un partage et une « mini-taylorisation » des tâches, afin de rechercher un minimum d’équité dans la charge de travail entre membres.

Ce sont donc des objectifs de méthode que vous vous donnez ?

De méthode et de contenu. J’entends aussi, modestement, sinon apporter une stratégie, du moins y faire réfléchir le Bureau. Il faut que nous rendions un meilleur service à nos membres et que nous nous préparions pour, demain, rendre un meilleur service aux entreprises françaises. Il nous faudra réfléchir à l’organisation à mettre en place pour répondre aux besoins de prospection et d’implantation en Nouvelle-Zélande d’entreprises françaises dans un contexte où vos services, les services de l’Etat, ne sont plus présents qu’à Wellington, après avoir été fermés à Auckland, et où vos effectifs, en diminution, ne vous permettent pas de tout assumer partout.

Le FNZBC était reconnu et bien reconnu pour les événements sociaux qu’il organisait : Beaujolais Nouveau, Pétanque, Bastille Day (14 juillet) etc. Certains sont indispensables et la Chambre les reconduira. D’autres devront changer de nature pour subsister. Nous y réfléchirons tous ensemble mais déjà je perçois des tendances. Par exemple, les événements sociaux doivent céder le pas à des rencontres d’affaires. Il faut que le « retour sur investissement » du ticket d’adhésion soit évident. Plutôt que des apéritifs, je vois des petits-déjeuners avec un invité susceptible de drainer un bon public, membres et non-membres. C’est en ouvrant la Chambre à ceux qui n’en font pas partie que nous pourrons susciter chez eux le désir de nous rejoindre formellement. Un autre objectif est d’organiser des rencontres d’affaires sur le même modèle que celui des rencontres rapides pour célibataires. Ou chaque dirigeant d’une entreprise dispose d’un temps défini pour présenter son secteur d’activité à une tierce personne, puis passe à la suivante. Cette approche quelque peu différente encouragera la communication et les échanges entre membres et non-membres (B2B).

Pour vous ce qui est important, c’est donc à la fois l’élargissement de la base d’adhésion et une meilleure coordination dans le travail de la nouvelle Chambre avec ses partenaires naturels ?

Oui, nous autres Français en Nouvelle-Zélande, sommes trop peu nombreux pour nous dispenser d’abord de nous retrouver tous en réseau, et ensuite de tous travailler étroitement ensemble.

Ce réseautage nécessaire n’est pas le lit de Procuste. Je ne souhaite pas que tout le monde appartienne à la même structure, mais je rêve que les structures françaises en Nouvelle-Zélande ou les structures franco-néo-zélandaises échangent entre elles pour plus de visibilité de la France en Nouvelle-Zélande et travaillent ensemble pour plus d’efficacité de notre action en Nouvelle-Zélande.

Quels sont les partenaires naturels de la Chambre ?

Outre l’UCCIFE, notre maison-mère si je puis dire, ce sont, d’abord, ceux qui ont les mêmes missions que nous. C’est ainsi que nos premiers interlocuteurs sont les instances qui concourent à promouvoir le commerce extérieur français. En premier lieu les pouvoirs publics, c’est-à-dire l’Ambassadeur de France à Wellington qui représente tous les services de l’Etat français en Nouvelle-Zélande, et vous-mêmes, le Service économique , placé sous son autorité et plus précisément chargé de la relation bilatérale franco-néo-zélandaise en matière économique et commerciale.

Puis viennent les Conseillers du Commerce extérieur de la France dont je suis également membre, Trésorier et Secrétaire général depuis la création de la section néo-zélandaise, le 10 décembre 2009. Nous faisons, d’ailleurs, comme pour la Chambre, appel à toutes les vocations. La différence essentielle d’avec la Chambre étant qu’il faut, pour être CCEF, détenir la nationalité, française (ou européenne).

Avec quels autres partenaires la Chambre entend-elle travailler ?

De même que les CCEF ont pour mission d’héberger des VIE, de même la Chambre s’engage à leur apporter assistance. Les V.I.E ou Volontaires Internationaux en Entreprises , pérennisés par la loi du 14 mars 2000, après la suspension du service militaire, sont gérés par l’agence française pour le développement international des entreprises, UbiFrance. C’est une procédure que, comme les CCEF, nous souhaitons encourager à vos côtés.

Je me rends compte que je viens d’énumérer quatre des cinq partenaires de la Charte à l’exportation signée par vos services, la Direction du Trésor, l’UCCIFE, , UbiFrance et les CCEF et, dernier organisme que je n’avais pas encore cité, la Coface. Chaque chose en son temps, car, à notre décharge je dois bien constater que la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur n’est pas présente en Nouvelle-Zélande.

Puis, au-delà des instances françaises, et parce qu’elles constituent déjà des partenaires de nos partenaires, il y a les organismes néo-zélandais avec lesquels il nous faut inventer les modalités d’une coopération qui n’en est qu’à ses balbutiements. Je pense au premier d’entre eux, le « New Zealand Trade and Enterprise", le NZTE.

En d’autres termes, vous voulez bien « donner du temps au temps », à condition de parvenir au but … à temps, c’est cela ?

Exactement. Je souhaite qu’à terme, par un partage des tâches et une « professionnalisation » de la Chambre, quel que soit le besoin d’une entreprise française en Nouvelle-Zélande (avoir des informations sur les pratiques d’affaires, trouver des distributeurs ou participer à un salon) et quel que soit le point d’entrée, nous puissions, tous indifféremment l’orienter, la conseiller, l’assister.

Monsieur le Président Yann Teboul, je vous remercie.

Propos recueillis par Monique Amigues

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